Habitat groupé et solidaire : quand le logement fait soin.

Le 15 novembre dernier à Namur, l’asbl Habitat et Participation (voir en fin de dossier), a organisé une matinée d’échanges sur le thème de l’accompagnement individualisé en habitat inclusif solidaire. L’occasion de rappeler que près de 40 % des familles de Similes hébergent l’usager chez elles ou lui procurent un logement gratuit parce que l’offre immobilière et les services d’aide restent insuffisants[1]. A côté des initiatives d’habitations protégées, des logements sociaux, de nouveaux modèles ont été créés comme l’habitat groupé Alodgî, dans le Brabant wallon. D’autres structures, inspirées par ce modèle, vont voir le jour à Tournai et à Bruxelles. Depuis peu, à Liège, le conseil de proches entame une réflexion à ce sujet.

Enquête de Jean-Philippe Lejeune.


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L’habitat groupé solidaire Alodgî est né d’un partenariat entre les parents de Similes Brabant wallon, des professionnels de la santé mentale, l’agence Immobilière Sociale (AISBW), le Service de Santé Mentale Entre-Mots, l’asbl Prévoyance et Santé et enfin les usagers de l’asbl Psytoyens. Comme nous l’explique Benoit Van Tichelen, psychologue et directeur administratif du SSM Entre-Mots : « Le projet est parti du SSM. Des parents nous ont interpelés sur le fait que, bien que leur enfant soit stabilisé, sa qualité de vie restait assez faible parce qu’il n’avait pas accès à un logement ou à un travail régulier… »En recherche d’un lieu de vie digne et pérenne, à loyer accessible, Alodgî a décidé de créer un habitat solidaire près de la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, à Mousty. Ce sont 11 adultes, atteints de troubles psychiatriques chroniques et stabilisés, qui ont pu, en 2013, entrer dans des appartements individuels, leur permettant une vie autonome : « Effectivement, avoir des murs c’est possible, mais trouver l’équipe d’accompagnement est beaucoup plus difficile » ajoute Benoit Van Tichelen.

Ces habitats sont situés à mi-chemin entre l’IHP (initiative d’habitation protégée) et la totale autonomie en logement classique mais avec quelques spécificités, comme le précise Mathieu Marion, assistant social et veilleur à Alodgî. « On ne rentre jamais chez la personne sauf si elle nous y invite. On se voit plutôt dans les pièces communes, ce n’est pas une habitation protégée, nous n’avons pas les clefs des appartements » Mathieu connaît bien le réseau de l’habitant pour l’accompagner dans son activation et son rôle est de construire une relation de confiance. Il ne fait pas de soin mais s’inscrit dans un accompagnement spécifique appelé ‘clinique du souci’: « On ne fait pas partie du réseau thérapeutique, quand la personne va moins bien, notre rôle est  d’interpeler le réseau (Assistants sociaux, psychologues, psychiatres). Cela peut déboucher sur une modification du traitement, voire une hospitalisation. Les autres habitants sont souvent vite au courant qu’une personne s’isole, ils peuvent nous prévenir qu’un voisin va moins bien. » Le rapport entre le résident et le veilleur n’est pas paternaliste, il y a plus d’horizontalité avec le veilleur qu’avec le réseau de soin. En effet, les résidents sont autonomes, ils connaissent leurs voisins, des personnes extérieures participent aux activités artistiques organisées dans les salles communes ou partagent chaque semaine une soupe avec les habitants.

En février 2018, un Alodgî 2 a été inauguré, composé de 6 flats à Gastuche (Grez-Doiceau) et le troisième projet de 16 logements devrait se concrétiser à Ottignies en 2020. Un projet qui inclut la mise à dispositions de locaux pour des mouvements de jeunesse : « Le SSM est fortement intervenu au début du projet. On a libéré un certain nombre d’heures de prestations de soins pour cela. Aujourd’hui, nous avons un rôle important dans la gestion, l’occupation de la salle polyvalente et les possibles extensions de ces habitats groupés », précise Benoit Van Tichelen

Marina Puissant s’est fortement inspirée d’Alodgî. Son fils souffre d’autisme et de problèmes psychiques. Ex-membre de Similes Wallonie, elle est à l’initiative d’une habitation solidaire à Tournai. Témoignage.

Il y a 4 ans, Marina a commencé à réfléchir à un projet d’habitat solidaire lorsque son fils est sorti de l’institution dans laquelle il était soigné, pour revenir chez elle. Ce type d’habitat, comme Alodgî, sera réservé à des personnes stabilisées, capables de  vivre en autonomie. La grosse difficulté est de trouver un service d’accompagnement pour ce type de structure, comme l’explique Marina : « Quand mon fils avait 18 ans, j’ai fait le tour des institutions. A l’AVIQ, on m’a clairement dit que je n’aurai jamais de personnel pour accompagner ma demande. Tant pis, j’ai pris le risque et lancé mon projet. Tout est compliqué dans ce domaine. Tout ce qui existe n’est pas pérenne (habitation protégée, hôpitaux et autres structures) ». Ensuite elle s’est adressée au projet 107 Hainaut, à Habitat et Participation, tout en conservant le lien qu’elle avait avec l’institution de son fils. Toutes ces démarches lui ont permis de connaître le terrain (le droit au logement DAL, les Agences Immobilières Sociales, les IHP, les infirmiers de rue, les équipes mobiles d’intervention…).

Puis Marina a créé l’Anthélie, une fondation privée (comme Alodgî). Elle a obtenu un permis d’urbanisme, a réuni des fonds pour acheter un ancien internat religieux à Tournai qu’il faut maintenant  rénover et aménager. Ce bâtiment sera divisé en 10 appartements, 5 à la location et 5 à la vente. Il comprendra des espaces collectifs de même qu’un petit jardin. « On commence bientôt les travaux et nous avons finalisé une convention avec l’AIS, ce qui a comme avantage d’avoir un abattement de la TVA de 21 à 12 % ; la suppression ou la réduction de la taxe habitation.» De plus, l’AIS s’occupe de tout l’aspect locatif (contrat de bail, état des lieux…) et fait un mini accompagnement social. « Par exemple, si la personne a des difficultés à payer son loyer ou son électricité, des assistants sociaux travaillent ce souci-là avec l’habitant. Certaines AIS n’ont pas ce type d’accompagnement social. Rappelons que l’on se trouve chez des résidents, pas chez des patients. » La fondation a souhaité, en collaboration avec l’architecte, aménager ces appartements aux normes PMR (Personnes à Mobilité Réduite) au cas où des résidents développeraient un handicap moteur dans le futur. Deux années de travaux seront encore nécessaires pour finaliser l’aménagement des bâtiments.

L’accès à la propriété s’est fait sur le modèle du Community Land Trust[2]. Originaire des USA, ce type de montage juridique a été adopté par la fondation Alodgî. Il permet à des personnes fragilisées de devenir propriétaires en séparant la propriété du sol de celle du logement. Concrètement, une structure privée (une fondation) achète l’ensemble immobilier et garde la propriété du sol. Elle divise le bâtiment entre les unités d’habitations avec une quote-part collective : « Il est impossible d’avoir une spéculation immobilière, l’accès reste réservé aux personnes en fragilité psychique jusqu’au  3 ème degré dans la famille. En cas de revente, il y a un contrôle total de la plus-value. » Pour respecter l’intimité des habitants, l’architecte a réfléchi et conçu les appartements sans vis–vis, afin d’éviter des confrontations directes  génératrices de stress.

Pour l’Anthélie, la question de l’accompagnement reste encore à définir. Un travail est actuellement en cours sur la façon d’habiter le lieu de vie en collaboration avec l’institution où se trouve le fils de Marina. Un modèle d’accompagnement est prévu avec le réseau thérapeutique de Tournai, grâce à l’asbl « Le fil du jour » pour faire face aux éventuels aléas liés aux difficultés psychiques des habitants: demander une aide ponctuelle, solliciter un accompagnement ou faire appel à son réseau. C’est ce que l’on appelle la fonction de « veilleur » : « Nous composons un dossier pour les intervenants extérieurs, c’est le gros poste de ce projet. Cela demande une coordination qui n’existe pas encore car les acteurs sont sollicités de manière différente. Nous demanderons à chacun des 10 habitants de se doter d’un réseau le plus large possible car le veilleur ne va pas pouvoir assumer seul la création d’un réseau pour tout le monde.» Il pourrait y avoir des activités culturelles, sociales ou, par exemple, un groupe de parole pour les entendeurs de voix. Les espaces communs seront également prévus pour les habitants et leurs familles, mais c’est aussi une façon de faire entrer la vie de la ville dans le bâtiment via un espace de rencontre.

Evelyne de Roissart, membre de Similes Wallonie, a un fils qui souffre d’un trouble psychique: elle possède une habitation à Bruxelles qu’elle n’occupe plus depuis 5 ans. Elle aimerait en faire un habitat solidaire baptisé ‘Vagues à Bondines’.

A l’époque, Evelyne occupait le rez-de-chaussée de sa maison et des étudiants se partageaient les étages. Depuis peu, en raison de la situation économique difficile et de l’augmentation du prix des loyers, les locataires étudiants ont été de plus en plus remplacés par des travailleurs. Au fur et à mesure, elle a créé des liens entre ses 6 résidents, qui  ne se connaissaient pas au départ, en organisant un repas une fois par mois. C’est de là qu’est né son projet, ainsi qu’elle l’explique : « En 2015, j’ai fait un burn out à la suite des difficultés que vivait mon fils. Je l’avais récupéré dans la rue et la cohabitation avec lui était très compliquée. Un jour, dans un groupe de parole, un monsieur de 80 ans qui vivait avec son fils malade et accro au cannabis, parlait de ses difficultés quotidiennes. En entendant cela, je me suis projetée et me suis rendu compte que je ne voulais pas vivre cette situation.»

Evelyne a multiplié les rencontres avec des parents qui, comme elle, voulaient monter un habitat solidaire pour leurs enfants, mais en fin de compte elle s’est retrouvée seule à lancer le projet. S’en est suivie une période de consultations et de démarches vers différents acteurs comme l’asbl Habitat et participation, différents Services de Santé Mentale à Bruxelles mais personne ne semblait pouvoir vraiment l’aider : « Mon but est de créer un habitat solidaire avec des personnes en fragilité psychique et d’autres non. Je le faisais déjà dans ma maison : mixité de sexe, de nationalité, d’âges différents. » Elle a essayé de travailler avec une Agence Immobilière Sociale en lien avec le foyer de l’équipe[3] où son fils a séjourné pendant 2 ans mais il leur fallait un service d’accompagnement qu’Evelyne n’arrivait pas à trouver…Peu après, Habitat et Participation donnait son feu vert pour accompagner la gestion collective du projet. « Mon idée est de faire un projet pilote et de coacher le suivant. Je cherche un lieu d’aide aux monteurs de projets qui peut fournir des données immobilières, juridiques, administratives, mais aussi des informations sur l’accompagnement collectif ou la prise en charge par des intervenants extérieurs. »

Par la suite, elle s’est adressée à l’Autre Lieu[4] qui, entre autres choses, gère et anime deux maisons communautaires dont le but est de répondre à des besoins qui allient logement, vie de quartier et santé mentale. « A partir du moment où l’espace est collectif, on se rend mieux compte de l’état de la personne, si quelqu’un ne se présente pas au repas du soir par exemple. »

En ce qui concerne les résidents eux-mêmes, Evelyne de Roissart envisage des formations préventives pour les futurs colocataires en fragilité psychique ainsi qu’une courte séance de psychoéducation du type ‘Profamille’ pour les autres cohabitants. Ces formations seront obligatoires pour les candidats.  « On essaye de travailler l’écoute et la bienveillance. Comme ils vont vivre ensemble, il faut faire en sorte qu’ils aient une bonne relation. » Pour les locataires, elle prévoit aussi des groupes de parole et des ateliers artistiques. Le concours de plusieurs intervenants est possible : la Gerbe[5], un service de santé mentale de Schaerbeek, la Trace[6], le Réseau des Entendeurs de Voix[7], les pairs-aidants…Des services du réseau Psy 107 (Rézone[8]) pourraient aussi intervenir. Mais n’allons pas trop vite en besogne, les travaux de rénovation et de mise aux normes de la maison commenceront seulement cet été. Le but est  pouvoir ouvrir le bâtiment à la colocation au début de l’année 2020, et d’en faire un projet de soin par le logement.

A Liège aussi, on réfléchit à une offre complémentaire de logement solidaire. Le conseil de proches s’est récemment saisi de la question. Didier Kampfl, coordinateur de réseau projet « Fusion Liège » nous en parle.

Dans le cadre de la réforme en santé mentale, chaque projet 107 est invité à mettre en place des actions autour du logement pour les usagers. On parle plutôt de l’hébergement, ce qui fait référence à une structure d’habitation collective où la personne bénéficie d’un suivi thérapeutique. Le conseil des proches a décidé fin 2018, de reparler de la thématique du logement en constatant et déplorant le nombre de structures d’hébergement non agréées, les maisons pirates, pas toujours bien adaptées au public qu’elles accueillent. Plusieurs proches au sein du conseil voudraient créer un habitat groupé sur le modèle d’Alodgî mais cela demande des moyens assez conséquents. Didier Kampfl le rappelle : « La recherche d’un logement pour leur proche malade est un souci permanent pour les familles dont l’âge est parfois avancé.» Cette mission pourrait relever des initiatives d’habitations protégées. La fédération des IHP est attentive à ce type de projet. Il existe aussi des IHPI, des Initiatives d’Habitations Protégées avec un logement individualisé : « Il y a une expertise dans ce type d’accompagnement qui pourrait être potentialisée. En effet, on pourrait  rendre ce personnel plus mobile afin de suivre des usagers dans des logements ordinaires. La réforme met l’accent sur l’inclusion et le milieu de vie. »

D’autres voies sont également possibles pour pallier ce manque d’hébergements adéquats. A Liège, une fonction de capteur de logement existe depuis 3 ans, elle a été implémentée par le Relais social du pays de Liège. Cette personne prospecte le marché de l’immobilier classique et suggère aux propriétaires de louer leur bien à un usager en fragilité psychique bénéficiant d’un accompagnement et d’un réseau actif autour de lui. « Nous sommes actuellement en réflexion avec les différents plans de cohésion sociale pour mettre en place ce type de fonction dans l’arrondissement de Huy- Waremme ». Parmi d’autres partenaires, ce capteur travaille pour Fusion Liège et recense des logements disponibles. Il reçoit aussi des candidatures d’usagers qui sont lui adressées via le réseau. Outre les agences immobilières sociales, une autre initiative vise à inviter les multi propriétaires (4 logements ou plus) à louer certains de leurs biens à des publics précarisés, primo-arrivants ou en fragilité psychique. Cela demande un travail de sensibilisation envers ces bailleurs pour faciliter l’accès au logement. « Il faut savoir que les types de demandes ont évolué. On recense de plus en plus de couples, parfois avec enfants, en logement supervisés ou en IHP. L’offre n’est pas adaptée. Les usagers demandeurs en IHP sont de plus en plus jeunes. Il y a 30 ans, le profil type, c’était une personne de 30-40 ans stabilisée après un  épisode psychotique ; ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il faut faire évoluer les structures.» Rappelons que les situations d’usagers vivant dans leur famille sont fréquentes. C’est ce que montre l’enquête réalisée par Similes en 2014 et c’est aussi un constat des équipes mobiles sur le terrain.

Habitat et Participation est une association sans but lucratif créée depuis 1982 au sein de la Faculté d’Architecture de l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve, elle propose un spectre large d’interventions autour des questions de l’habitat :

  • de l’aide au logement à la dynamique collective au sein d’habitats groupés;
  • du montage de projet à la mise en place de groupes citoyens solidaires;
  • de la réflexion critique et politique concernant l’habitat et la participation citoyenne à l’implication dans des réseaux nationaux et internationaux pour le droit à l’habitat (y compris le foncier).

Laurence Braet est Chargée de missions éducation permanente et médiations APL

Qu’est-ce que l’habitat inclusif solidaire ?

C’est une forme particulière d’habitat groupé qui est centré sur une solidarité entre habitants et proposé à des personnes qui ont des fragilités physiques ou psychiques. Nous accompagnons un groupe de travail afin de sensibiliser un certain nombre d’acteurs parce qu’il y a une méconnaissance des possibilités et du modèle de ce type d’habitat. Il existe de nombreux freins que nous avons voulu mettre en évidence pour rédiger des recommandations en vue des prochaines élections régionales et fédérales.

Quels sont les principaux freins ?

Les porteurs de projets parviennent à financer la construction et la rénovation du bâtiment sous toutes ses formes mais ce qui reste extrêmement compliqué, surtout en région wallonne, c’est la mise en place d’un accompagnement de qualité pour les habitants porteurs d’un handicap psychique. Aider les personnes à monter leur projet est l’une de nos missions en Wallonie et à Bruxelles.

Thierry de Bie, chargé de projet à Habitat et participation

Comment mettre sur pied un habitat solidaire inclusif ?

Si vous voulez créer un habitat solidaire, il faut être reconnu et agrée par le ministère wallon de l’action sociale ou la communauté Wallonie-Bruxelles. Il faut être attentif au type de domiciliation des personnes. Si elles ne font pas de démarches envers la commune pour revendiquer leur statut d’isolé, on les considéra comme cohabitant. C’est compliqué pour les allocataires sociaux. La loi dit qu’il faut prouver que  vous gérez vos frais ménagers séparément des autres personnes avec qui vous cohabitez solidairement. On peut avoir des espaces collectifs mais il faut ses propres charges. Cela se complique pour les mutualistes de longue durée, car on  exige d’eux une preuve de la composition du ménage. Selon la législation urbanistique en Wallonie, pour faire des logements séparés dans une maison unifamiliale, il faut un bail de colocation entré en vigueur en septembre 2018. On ne peut plus demander à des colocataires d’introduire un permis urbanistique pour avoir des logements séparés. Si la commune vous demande une entrée distincte, des boites aux lettres et des compteurs séparées, en regard de la loi, ce n’est pas obligatoire. C’est juste une volonté communale de simplification. Donc le propriétaire qui loue doit faire un tableau et prouver la rentrée des différents loyers, des charges, etc. A côté des lieux collectifs, il faut un espace d’au moins 15 m2 (une chambre) qui peut être fermé à clef, avec un point d’eau. Tout cela est défini par le code du logement. Pour les personnes qui ne sont pas agréées, soit le propriétaire demande un agrément au ministère, soit il va voir les échevins de l’action sociale du logement ou du CPAS. Si un policier de quartier fait un contrôle et qu’il n’est pas au courant que c’est une colocation à but social, il va considérer que cette une habitation collective.

Vous êtes également reconnu comme association de promotion du logement (APL). Quelle est votre mission ?

Les APL font de l’accompagnement social dans des habitats groupés solidaires où il y des personnes en situation de précarité (Par exemple, un ancien home avec des anciens détenus). La région wallonne met à disposition des APL des budgets pour permettre de payer des accompagnants sociaux. Nous faisons donc ce type d’accompagnement social collectif dans des habitats groupés de personnes handicapées (par exemple à Rixensart au Val des Coccinelles), nous intervenons en complément de l’accompagnement individuel du résident. Parmi les dossiers reçus à Habitat et Participation, nous constatons que les demandes de colocation des personnes âgées ont été multipliées par 5. Auparavant nous avions essentiellement des demandes de jeunes ou d’étudiants.

Pour en savoir plus sur Habitat et participation et leurs missions : 


[1] « Les difficultés des familles de Similes », enquête réalisée auprès de Similes Wallonie et Similes Bruxelles en 2014 et disponible sur notre site  https://wallonie.similes.org/axe-4-enquete-definitive/

[2] Plus d’informations sur le CLT en Belgique via sa plateforme wallonne  https://www.cltw.be/

[3]Est une communauté thérapeutique résidentielle ouverte qui accueille des adultes (entre 19 et 50 ans) présentant des troubles psychiques pour une durée de 6 mois à 2 ans maximum. http://www.equipe.be/-Le-Foyer-.html

[4] L’Autre Lieu est une association active  à Bruxelles dans la Recherche-Action sur la Psychiatrie et les Alternatives. http://www.autrelieu.be

[5] http://www.heureatelier.be/

[6] https://www.latrace.be

[7] https://www.rev-belgium.org/

[8] https://www.rezone.be/